739 applications mobiles sont téléchargées chaque seconde dans le monde. Avant cela, une étape cruciale doit être réalisée, et avant même sa création. Parce que nous sommes des experts dédiés à la conception d’applications mobiles, il est probable que nous détaillions un peu plus tard certains points dans d’autres articles.

Le projet de créer une application mobile devient concret au moment où vous devez rédiger ce fameux cahier des charges. Sauf que, n’étant peut-être pas du domaine, vous devez pourtant détailler votre projet pour qu’un développeur sache à quoi s’attendre, et surtout comment facturer ce projet.

Vous avez peut-être déjà trouvé votre développeur. Cessons de parler théorie, et découvrez nos conseils pour bien rédiger le cahier des charges de votre application mobile.

5 business modèles possibles

Cela parait évident, mais l’on a tellement hâte que l’application mobile voit le jour qu’on a tendance à se précipiter. Posez-vous donc tout bonnement la question : qui peut télécharger votre application mobile ? Comment allez-vous la monétiser ?

Sachez que 5 business modèles sont répertoriés :

  • Le modèle « freemium » : mettre à disposition pendant un temps donné l’ensemble des fonctionnalités gratuitement, puis demander à l’utilisateur de s’abonner
  • L’abonnement : l’utilisateur doit payer dès ses premiers instants sur l’application, en général régulièrement (mensuellement, annuellement)
  • Achats intégrés : l’utilisateur peut utiliser l’application mobile normalement, mais ne dispose pas d’une utilisation optimale. On lui proposera au cours de son expérience d’acheter un élément pour bénéficier d’une meilleure expérience d’utilisation.
  • Le sponsoring : c’est un annonceur qui paye l’application pour avoir le monopole de visibilité sur toutes les bannières publicitaires de votre application mobile. La monétisation se base alors sur un format certain de durée, à négocier régulièrement.
  • Publicité intégrée : mettre sur votre application mobile des espaces réservées aux annonceurs. Ils diffusent une publicité sur votre appli mobile ; vous leur mettez donc un espace à disposition pour le faire. En échange de cette « offre » d’espace, ils vous payent une contrepartie.

« Ces informations sont cruciales : d’une part les règles techniques sont différentes selon le choix du store (Google Play ou App Store), et d’autre part, l’achat « in-app » (achat intégré) peut être complexe à mettre en œuvre ».

François Soulard, co-gérant de l’Agence Cube et créateur de Moderato.social.

Les éléments clés

Toutes les fonctionnalités et ses acteurs

Votre cahier des charges sera d’autant plus clair si vous listez les fonctionnalités de votre future application mobile par domaine. Exemple : I- L’utilisateur I.a- Les manières de s’inscrire I.b- Les connexions possibles (Facebook, Gmail …) I.c- Il peut rester connecté avec l’appli en arrière-plan ainsi de suite. Nous vous conseillons également de bien identifier les acteurs grâce à un schéma explicatif très simple.

schema-application-mobile-cahier-des-charges

Les évolutions possibles

Comme nous l’avons dit précédemment, les créateurs (la plupart) souhaitent faire tout, tout de suite. Or, définissez plutôt ce qui est indispensable à votre application mobile pour démarrer. Les utilisateurs seront d’autant plus ravis de voir une évolution dans leur outil. Et surtout, les premières versions vous servent à faire corriger les éventuels défauts repérés.

Les contraintes et limites

Il y-a-t-il des contraintes liées à votre secteur d’activité, à votre environnement, le marché ?

 

Le planning

Par expérience, nous avons constaté que respecter un planning et ses deadlines est plus complexe en réalité. En effet, bien souvent lors de la rédaction du cahier des charges d’une application mobile, les dates sont mal fixées. Il n’est pas rare de ne pas prendre en compte, ou du moins, pas bien, les délais de validation des différentes phases du projet.

« On est souvent sur des délais très court, irréalisables. Il se passe souvent un mois (sinon plus) entre la proposition commerciale et la signature »

Alban Poirier, co-gérant de l’Agence Cube, développeur et chargé de projet.

Sans parler du fait que certains clients exigent une rapidité d’exécution du projet complètement infaisable. Les échéances sont donc importantes, mais vous devrez certainement être flexible quant à la mise en ligne de votre service.

 

La charte graphique

Nous partons du principe que vous ne disposez pas de charte graphique ni d’aucun écran opérationnel. Il est également possible que vous n’ayez pas de logo et encore moins pensé à l’aspect général, ergonomique de votre rendu final. Il est toujours utile de donner les premières pistes.

Par exemple, nous avons l’habitude de demander au client des exemples d’application mobile qui lui plaisent, ou au contraire, des applis qui ne lui correspondent pas du tout. Ce qui est intéressant ici c’est de comprendre en quoi certaines lui tapent à l’œil ou non. C’est ainsi que peuvent commencer la phase d’explication un peu plus technique du prestataire au client. Le client a tout intérêt à comprendre pourquoi par exemple, le menu est situé en haut à gauche plutôt qu’en bas à droite.

 

Durant cette phase de rédaction du cahier des charges, nos experts vous conseillent d’être objectif, de ne pas interpréter les éléments. Rien ne sert d’anticiper la solution technique : les développeurs doivent pouvoir parcourir toutes les solutions possibles et choisir la meilleure pour votre projet, sans être influencé par votre pré-choix.
Les phrases courtes sont vos amies, et 5 pages suffisent pour la totalité du cahier des charges.

 

En bref : soyez clair, objectif, et concis.

 

Vous aussi, vous lancez dans la création de votre application mobile ? Qu’elle soit destinée à la vente, sur Ios et/ou Google, avec ou sans abonnement, ne tardez plus et faites-nous part de votre projet ici.